D’abord…
D’abord il n’y eut rien
Qu’une fausse indifférence
Un semblant d’ignorance
Au croisement d’un chemin
Quelques mots échangés
Par pure politesse
Deux, trois banalités
Un rien de gentillesse
Regards qui s’effleurent
N’osant trop s’attarder
Gestes ébauchés
Frôlements de cœurs
Car nous avions bâti
Pour bien nous protéger
Sur nos secrets enfouis
Des murailles d’acier
Puis sous l’humour glacé
Une pointe d’intérêt
Quelques traits acérés
Pour masquer cet attrait
Et un soir le besoin
D’aller chercher plus loin
Au-delà des regards
Le cœur dans les remparts
D’abord il n’y eut rien
Que le désir mutin
D’enflammer le brasier
Qui couvait sous l’acier.
Catherine Doublet
A ma connaissance, il nexiste pas de meilleur moyen dexprimer une première rencontre que ce poème, tout en finesse, douceur et subtilité.
Même les réfractaires à la poésie devraient y trouver du plaisir tant ce texte est léger, facile à lire et émouvant.
A découvrir, dautant que Catherine ne livre quau compte-gouttes ses écrits.
Ce texte est accessible à la lecture en ligne.